IMG_9752A Tiziano Vecellio. (Le Titien. Titian)  1488-1576.  Venise.  Diana and Acteon. vers 1557.  Londres. National Gallery.

IMG_9752A Tiziano Vecellio. (Le Titien. Titian) 1488-1576. Venise. Diana and Acteon. vers 1557. Londres. National Gallery.

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Image by jean louis mazieres
Tiziano Vecellio. (Le Titien. Titian) 1488-1576. Venise. Diana and Acteon. vers 1557. Londres. National Gallery.

"LA RENAISSANCE" et le "GOTHIQUE"

La "Renaissance", appellation consacrée par l’histoire idéologiquement orientée, n’a jamais été, en réalité, une renaissance de l’Europe. Après l’effondrement de l’Empire Romain s’ouvre effectivement une période sombre pendant laquelle les reculs économiques, politiques, sociaux, culturels s’accumulent. Il existe aussi des régressions techniques dans tous les domaines de l’Art : architecture, sculpture, peinture. Mais l’Art échappe aux déterminismes techniques, et le Beau prend d’autres formes, moins réalistes, plus symboliques que durant l’Antiquité. De 500 à 1000, l’homme européen a continué à produire le Beau, avec les techniques qu’il maîtrisait encore.
La vraie Renaissance de l’Europe se situe vers l’an 1000, et dans les décennies qui suivent. Elle est autonome, globale, politique, économique, sociale, culturelle. C’est l’époque que l’histoire orientée par l’esprit des "Lumières" appelle le "Moyen Age". Comme si les églises et les cathédrales romanes et gothiques étaient des édifices "moyens" ! Comme si ces édifices ne témoignaient pas d’une société techniquement et politiquement élaborée ! Les idéologies ne commandent pas seulement les arts, elles commandent aussi l’histoire telle que l’homme se la raconte. Et même l’histoire de l’Art.
Aux "Temps Modernes", ou à la "Renaissance", on ne constate aucun progrès décisif dans les domaines politiques, économiques ou techniques, par rapport à la période médiévale antérieure, qui va de 1000 à 1450 environ. Et les progrès qui interviennent, comme l’imprimerie, sont inventés au coeur de la société médiévale, en continuation avec les précédentes avancées de l’Europe.
L’art de la peinture (fresques, miniatures, chevalet) continue son parcours de redécouverte progressive du réalisme, et d’un rendu naturaliste du monde. Cette évolution très lente se découvre dans toutes les fresques et miniatures romanes, puis dans les oeuvres gothiques. La peinture de chevalet (les tableaux) n’apparait que vers 1300 et s. En Italie c’est l’époque de Cimabué, Duccio, Giotto. Ces artistes s’éloignent de l’esthétique Paléo-chrétienne et Byzantine et retrouvent progressivement les techniques d’un rendu plus réaliste des personnages, des animaux, des paysages.
Le cheminement est le même au nord des Alpes. Même si les techniques diffèrent.
L’esthétique de la peinture gothique, au nord de l’Europe, reste, globalement, plus linéaire que celle italienne. Ses contours sont souvent plus aigus. La peinture gothique conserve plus longtemps les fonds d’or. La peinture gothique conserve plus longtemps l’exclusivité des thèmes religieux. La mythologie gréco-romaine et l’histoire ancienne, ne deviennent des sujets de tableaux, au nord des Alpes, qu’au début du 16è siècle. Par exemple avec Cranach l’Ancien.
Par contre, même au seul plan technique, on voit bien que sur le chemin vers un rendu plus réaliste et plus naturel du monde, la peinture gothique du Nord des Alpes est en route depuis bien avant ce que l’on appelle "la Renaissance".
Notamment les volumes des personnages, leur caractérisation personnelle, et leur expression psychologique sont parfaitement rendus dès le début du siècle.
Certes, la perspective n’est pas celle théorisée par Alberti, mais les recettes pratiques de la peinture gothique sont très crédibles. Elles restituent bien, à leur manière, les différents plans du paysage, et les lointains.
Toutefois, l’Italie invente, vers 1500, une esthétique nouvelle : "la manière moderne", une façon plus douce, plus enveloppée, plus fondue, moins linéaire, moins aigue, de peindre les paysages et les personnages.
D’autre part à la "Renaissance", c’est à dire vers 1500 environ, la peinture européenne voit apparaître des thèmes nouveaux. Les sujets des tableaux ne sont plus uniquement inspirés par l’idéologie sacrée du catholicisme mais aussi par des visions du monde, plus profanes, héritées de l’Antiquité grecque et romaine, de son histoire et de sa mythologie.
C’est ce que montrent très bien les tableaux de l’époque, et par exemple ceux de Cranach ou de Botticelli. C’est un changement idéologique, qui se fait, au début, sans conflits majeurs. La coexistence pacifique va cesser avec les guerres de religions entre le catholicisme et le protestantisme. Et cela aura des conséquences sur l’art européen. Ce changement se constate clairement dans la peinture des Pays Bas du Nord au 18è siècle, presque totalement profane. Le 19è siècle voit les dernières manifestations de la religion dans l’art de la peinture européenne et occidentale, manifestations qui disparaissent presque totalement au 20è siècle, dans l’Art Moderne, et totalement dans l’Art Contemporain. Depuis l’art pariétal l’histoire de la peinture européenne est très clairement le reflet des idéologies qui commandent la société occidentale et ses représentations du monde.

"RENAISSANCE" and "GOTHIC"
The "Renaissance", a name consecrated by ideologically oriented history, has never been, in fact, a rebirth of Europe. After the collapse of the Roman Empire, actually, opens a dark period during which the setbacks, economic, political, social, cultural accumulate. There are also technical regression in all areas of art: architecture, sculpture, painting. But art escapes the technical determinism, and the Beautiful takes other forms, less realistic, more symbolic than in antiquity. From 500 to 1000, the European man has continued to produce the Beautiful, with the techniques he mastered yet.
The real Rebirth of Europe is situated around the year 1000, and in the decades that follow. This revival is autonomous, global, political, economic, social, cultural. This is the time that the history oriented by the spirit of "Enlightenment" called "Middle Ages". As if the churches and the Romanesque and Gothic cathedrals were ordinary buildings ! As if these buildings reflected not a technically and politically developed society! Ideologies not only control the arts, they also control the story as the man says. And even the history of art.
At the time of "Modern Times", or of "Renaissance", there is no decisive progress in the political, economic or technical fields, compared to the previous medieval period, which runs from 1000 to 1450 approximately. And the progress that intervene, such as printing, are invented in the heart of medieval society, in continuation with the previous advances in Europe.
The art of painting (frescoes, miniatures, easel) continues its gradual rediscovery path of realism, and a naturalistic rendering of the world. This very slow evolution is revealed in all Romanesque frescoes and miniatures, and in the Gothic works. Easel painting (tables) only appears towards 1300ets. In Italy it is the time of Cimabue, Duccio, Giotto. These artists move away from the Paleo-Christian and Byzantine aesthetics and gradually returning the techniques of a more realistic of the characters, animals, landscapes. The path is the same north of the Alps. Although the techniques differ.
The aesthetics of the Gothic painting remains, overall, more linear than Italian painting. Its contours are often more acute. Gothic painting keeps longer gold funds. Gothic painting longer retains the exclusivity of religious topics. Greco-Roman mythology and ancient history, becoming the subjects of paintings, north of the Alps, at the beginning of the 16th century. For example with Cranach the Elder.
By cons, even at only technically, it is clear that on the way towards a more realistic and natural representation of the world, Gothic painting north of the Alps is underway since long before the so-called " Renaissance".
Especially volumes of the characters, their personal characterization and theirs psychological expression are perfectly rendered from the beginning of the century.
Certainly, the prospect is not that theorized by Alberti, but the practical recipes of Gothic painting are very credible. They restore good in their own way, the different planes of the landscape and the distant.
However, around 1500, the Italy invented a new aesthetic: "the modern way", a gentler, more enveloped, more melted, less linear, less acute way of painting the landscapes and the characters.
On the other hand, to the "Renaissance", around 1500, European painting saw new themes emerge.
The subjects of the paintings are not only inspired by the sacred ideology of Catholicism, but also by visions of the world, more secular, inherited from Greek and Roman antiquity, its history and its mythology.
This is very well shown in paintings of the time, and for example those of Cranach or Botticelli. It is an ideological change, which is, at first, without major conflicts. Peaceful coexistence will stop with the religious wars between Catholicism and Protestantism. And this will have consequences for European art. This change is clearly seen in the painting of Netherlands North in the 18th century, almost profane.
The 19th century saw the latest manifestations of religion in the art of European and Western painting, manifestations which almost completely disappear in the 20th century, in modern art, and totally in Contemporary Art. Since the Wall Art, the history of European painting is clearly a reflection of ideologies that control Western society and its representations of the world.

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