Capitaine à long cours. Église Saint-Rumon. Audierne (Cap-Sizun)

Capitaine à long cours. Église Saint-Rumon. Audierne (Cap-Sizun)
Mathieu Joseph
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La commune d’Audierne (Gwaien) fait partie du canton de Pont-Croix. Audierne dépend de l’arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne).

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de AUDIERNE

Audierne vient de « Odierna ». L’annotateur d’Ogée donne pour étymologie d’Audierne Aod thiern, « grève du thiern ou du prince » .

Audierne est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Plogoff. Audierne doit son origine au port établi à l’entrée de la rivière appelée Goayen et cité, semble-t-il, sous l’appellation "port de Goezian" dans un acte de 1410 (Dom Morice, Preuves II, col. 851). En 1498, ce port est appelé Trefgoazien, Kerangoezien en 1507, et c’est sous ce nom de Tregoazien qu’il est encore connu en breton.

Parmi les faits historiques que nous avons recueillis sur Audierne, nous citerons, la prise de la ville, au mois d’Avril 1566, par le baron de Camor, ce qui obligea les habitants à se réfugier à Quimper. Mais le baron de Camor fut délogé d’Audierne par le baron do Mollac en 1599 (Voir Archives départementales de Rennes, C. 3,752 : enquête faite à Quimper). Vers 1617, « de l’Ile Tudy. Michel le Nobletz tira vers Audierne, qui est un des ports les plus célèbres de Cornouaille. Après qu’il y eut dit la messe, il monta en chaire pour prêcher. Dès qu’il fit le signe do croix, tous les marchands sortirent dehors, il n’y eut que le sexe dévot qui tint bon à la parole de Dieu. A la fin du sermon il prédit que Dieu visiterait cette communauté, dont plusieurs avaient ensevelis leurs coeurs dans les biens de la terre. Dans quelques temps, ils perdirent les trois quarts de leurs vaisseaux » (Vie manuscrite, par le P. Maunoir). M. Le Carguet, dans le Bulletin archéologique du Finistère, tome XXVI, p. 29, nous dit qu’un chant populaire garde encore le souvenir du naufrage de toute une flotte des marchands d’Audierne, qui suivit de près cette prédiction. En 1643, le V. P. Maunoir fut plus heureux lorsque, après avoir assisté au synode tenu à Quimper, il vint donner une mission à Audierne : urbis celebri portu dives, comme il s’exprime dans la relation manuscrite de ses dix premières années de mission — il eut la consolation de voir en finissant que tout vice public avait disparu — quam urbem magno solatio nostro, post missionem ab omni vitio publico purgatam vidimus. Le vénérable missionnaire note que dans cette ville un idiot recouvra son bon sens par l’application de l’huile qu’il avait fait brûler devant l’image de saint Corentin. Une seconde mission fut donnée par le V. P. Maunoir, en 1669, dans cette paroisse. En 1725, le 17 Juin, au retour du pardon de St Tujen, le bac du passage de Poulgoazec coula et « les recteurs d’Esquibien, Audierne et paroisses voisines furent autorisés à enterrer les corps d’environ cinquante-deux personnes noyées dans cet accident » (Arch. dép., B. 4298).

Les capucins s’établissent à Audierne en 1657. Le couvent est fondé l’an 1657 par Vincent du Menez, fils d’Yves du Menez et de Marguerite de Brésal, qui y prit lui-même l’habit de capucin, âgé alors de 30 ans (Note : Ogée dit par François du Menez). Audierne demeure une trève d’Esquibien jusqu’en 1801, date du Concordat qui marque aussi la création de la paroisse. En 1804, on y comptait 1.017 âmes, dont 700 communiants ; elle possède vers 1902 près de 5.000 habitants. La paroisse d’Audierne (ou Goezian) dépendait autrefois de l’évêché de Cornouaille.

On rencontre les appellations suivantes : Odierna (en 1313 et en 1339), port de Goezian (1410-1411), Trefgoazien (en 1507), Treffgoazien (au XVIIème siècle).
PATRIMOINE de AUDIERNE

L’église Saint-Raymond ou Saint-Rumon (XV-XVIIème siècle), restaurée au XXème siècle. Elle est construite sur les vestiges d’un ancien château. L’église se compose d’une nef avec bas-côtés de trois travées, transept et abside à pans coupés. Le choeur est construit en 1607, le porche en 1612, et l’édifice achevé peu après. La porte ouest, en anse de panier, est encadrée de colonnes torses en nid d’abeilles. La sacristie est édifiée en 1646. Un reliquaire, aujourd’hui disparu, avait été commencé le 19 février 1652. Le clocher, qui a été reconstruit, date de 1731 : coiffé d’un dôme, il porte l’inscription "H. Mathieu Yvenou F.L. An 1731". Le maître-autel date de 1785. On y trouve les statues de saint Raymond et de saint Julien, ainsi que deux tableaux du XIXème siècle dons de l’Etat : l’un copie d’une Annonciation de Vasari, l’autre Martyre des Machabées. Un autre tableau du XVIIème siècle représente l’Assomption ;

www.ex-voto-marins.net/pages/lieupage29Audierne.htm

Eglise Saint Raymond

Edifiée en granit, cette église aurait été construite sur les douves de l´ancien château, lui-même vestige d´un camp romain. Dédiée à Saint Raymond Nonnat, cardinal mort en 1240. Substitut de Saint Rumon, honoré en Cornouaille, Saint patron d´Audierne jusqu´au milieu du XVII e siècle. La nef comporte un choeur polygonal de 1607 et les piliers octogonaux, dépourvus de chapiteaux, soutiennent des arcades ogivales du XVIe siècle. Le clocher baroque, reconstruit au XVIIIème siècle, porte la date de 1631.
Il n’y a pas de chapelles (Audierne = 294 hectares), mais 2 églises : l’église Saint Joseph qui fait fonction d’église paroissiale, et que je ne présenterai pas car elle est relativement récente, et l’église Saint Raymond. Les gens de ma génération y ont vécu les retraites de première communion, et connu la bibliothèque paroissiale installée dans la sacristie de cette église désaffectée du culte à l’époque. (la sacristie n’existe plus).
D’après l’Abbé Jadé, aujourd’hui disparu et bien connu des audiernais pour sa culture et ses autres qualités, cette église aurait été construite aux environs de 1.450. L’Abbé a travaillé et fait de recherches, en liaison avec Roger Gargadennec , le lettré de Pont-Croix féru d’histoire locale. Ils ont diffusé une brochure sur ce sujet. Toutefois, le répertoire cité en référence, situe la date de construction du chœur en 1607. A l’époque, AUDIERNE n’était ni commune (inexistantes), ni paroisse, seulement une trève de la paroisse d’ESQUIBIEN . (Audierne est devenu commune en 1790 comme nous l’avons déjà dit, et paroisse en 1801, à la signature du concordat par Napoléon 1er).
Les chercheurs disposent de peu d’archives pour effectuer leurs recherches. On peut cependant considérer que l’église a été construite sur les douves de l’ancien ‘’CASTEL’’, vestiges d’un camp romain vraisemblablement. Elle est dédiée à Saint Raymond Nonnat, qui mourut cardinal en 1240. Antérieurement, jusqu’au milieu du XVIIème siècle, le saint patron reconnu était ‘’Sant Rumon’’, saint irlandais.
Job an IRIEN, ecclésiastique, érudit, et bretonnant, a écrit le cantique dédié à Sant Rumon , en 1992 .
Kantik Sant Rumon

Aotrou Sant Rumon……….Monsieur Saint Raymond
C’hui eo or Sant Patron……….Vous êtes notre Saint Patron
Selaouit or peden ………. Ecoutez notre prière
Bennigit tud Gwaien ………. Bénissez les gens d’AUDIERNE

Soulignons que l’église paroissiale d’AUDIERNE porte le nom de Saint Joseph, mais que le saint patron est Saint Raymond. Le pardon a lieu chaque année , le dernier dimanche du mois d’août. A cette occasion, l’office religieux est célébré dans la ‘’vieille église’’.

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